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Par ailleurs nous ne traiterons pas des tendances actuelles de l'analyse spatiale. Ainsi, n'insisterons-nous dans cette étude que sur les données historiques concrètes des rapports de l'autorité émirale au territoire. Nous aborderons cette question sous l'angle du système fiscal émiral. Nous examinerons ces deux points après avoir donné un bref aperçu sur l'avènement des Émirats maures — en particulier l'Émirat des Trârza, objet de cet essai — et les justifications de la période choisie xvme - xixe siècles.

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En effet, si la propriété foncière des terres agricoles ou pastorales — et les intérêts matériels et moraux qu'elle apportait — demeuraient l'apanage exclusif des Zawâyas du fait de leur attachement au sol et de leur rôle dans l'organisation de la production, les Béni Hassan — surtout les émirs — détenaient des droits reconnus sur les terres de l'Émirat.

Ces droits relevaient essentiellement de l'autorité politique de ces émirs et de leur hégémonie militaire; ils relevaient aussi du rôle qui leur était assigné concernant la protection des groupes sociaux vivant dans leur espace géographique. Ils ne résultaient donc pas d'une quelconque propriété foncière effective de ces émirs sur les terres. Quant aux tributaires qui constituaient la principale force active dans cette société ils n'avaient pas d'existence tribale autonome, ni aucune propriété sur les terres.

Ils se mettaient sous la protection de l'une des deux aristocraties guerrière ou mara- boutique et finissaient par s'y inféoder.

Ils jouissaient ainsi de l'usufruit de la terre et faisaient bénéficier les autres de leur travail. Le problème se complique davantage lorsqu'on sait que l'espace territorial de l'Émirat n'était pas délimité de façon précise et stable du fait de la nature même du pouvoir émiral dont la chevalerie et ses deux corollaires : assaut et retrait représentait l'une des constituantes essentielles.

Cet espace n'était pas délimité également du fait du nomadisme transhumant pratiqué dans la Mauritanie d'hier et qui occasionnait une grande mobilité spatiale visant à surmonter les contraintes écologiques dans un vaste espace géographique et dans une société tribale domi- Espace et pouvoir émiral en Mauritanie I 57 née par une propriété foncière très fragile juridiquement, surtout dans les régions pastorales.

Cette situation donnait naissance à des formes foncières et territoriales complexes et instables ainsi qu'à une interpénétration entre les droits d'exploitation et les rapports sociaux du fait du rôle particulier des liens de parenté et des autres liens d'alliance. Cette situation, ainsi que l'absence de tradition historiographique mauritanienne sont pour beaucoup dans l'absence de définition juridique claire de l'espace territorial des Émirats.

Les plus importants de ces facteurs sont : a. L'opposition fonctionnelle entre les Zâwâya et les Béni Hassan qui a donné lieu, entre autres, à la multiplication des pôles de pouvoir politique et des appareils de contrôle social sur la scène de l'Émirat. Cette opposition a également limité l'éclosion d'appareils politiques capables d'attirer les différentes formes d'alliance et de les centraliser autour du pouvoir émiral. La fragilité organisationnelle de ce que l'on peut appeler appareils politiques, administratifs et militaires de l'Émirat.

Cette fragilité a amoindri l'efficacité de la centralisation du pouvoir émiral et de sa mainmise sur son espace humain, de même que l'unification politique de cet espace. La domination des structures de parenté au niveau de cette société et l'absence d'une conscience politique et civique apte à surmonter cette domination.

En découla le fait qu'il n'y a pas eu la substitution d'un appareil administratif formé d'agents et de soldats appartenant au pouvoir émiral à la base tribale : cette substitution, si elle s'était opérée au niveau du pouvoir émiral aurait pu renforcer la centralisation de ce pouvoir et son influence politique, économique et sociale.

S'ensuivit également la pérennité de l'organisation tribaliste et de ses façons de gérer les groupes tribaux au niveau de la société émirale : la prédominance de cette organisation, peut être l'un des facteurs de ce que Al-Hermassi , p. Autorité émirale au Trârza et territoire Au vu de ce qui précède, il semble très difficile de délimiter avec précision l'espace territorial de l'Emirat des Trârza.

As-Sa'd désertique et d'une société tribale plus attachée à la 'Assabia qu'à la terre, du fait de ses conditions de vie qui la force à un nomadisme constant.

Cette société n'a d'ailleurs connu un début d'urbanisation qu'au xxe siècle. Cette mobilité spatiale englobait tous les habitants de l'Émirat, y compris le centre de l'autorité émirale, le Mahsar10 et diminuait considérablement l'efficience d'un contrôle quelconque. L'histoire du Trârza offre plus d'une preuve historique concrète, de la conscience qu'avait l'autorité émirale de son espace territorial. Elle permet de constater que la surveillance exercée par cette autorité sur son territoire émanait de ses spécificités sociales et politiques, ainsi que de son milieu écologique.

Elle correspondait aussi de façon relativement proportionnelle au degré de sa force ou de sa faiblesse, à la plus ou moins grande proximité d'une partie du territoire du centre de l'autorité le Mahsar. Cette conscience de l'espace territorial n'existait pas seulement en fonction de l'Autre l'étranger à la région ; elle se manifestait aussi sur le plan interne.

La naissance de l'Émirat s'était accompagnée de l'idée d'espace par la nécessité de le protéger des Autres, comme le fit Ahmad Ben Daman à la fin de la troisième décennie du XVIIe siècle face à Oudeika Legra' et Sidi Brahim La'roussi et sa Mahalla, et face à d'autres encore C'est ce que firent également les émirs du Trârza qui lui succédèrent et qui cherchèrent à élargir leur base territoriale, à donner un contenu territorial relativement précis à leur autorité politique, que ce soit dans les rapports avec leurs voisins ou avec les habitants du Trârza eux-mêmes.

La souveraineté territoriale et sa concrétisation externe L'autorité des Trârza s'est restreinte au cours du XVIIe siècle et du premier tiers du xvme siècle à la région côtiêre s'étendant d'Arguin au nord, au fleuve Sénégal au sud, de l'Océan Atlantique à l'ouest, jusqu'à Aoukeyra à l'est, du fleuve Sénégal au sud à Amkrez au nord.

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Elle a subi la pression des voisins orientaux les Brâkna , les provocations des voisins du nord particulièrement les Awlad Dlim en un temps où la carte de la présence humaine et politique des Béni Hassan n'avaient pas encore pris sa forme définitive dans la région, même si ses grandes lignes étaient déjà dessinées.

Les émirs du Trârza ont tenu, dès le début, à asseoir leur domination sur la côte atlantique à une époque où s'était accrue, d'une façon tout à fait nouvelle, son importance stratégique. Elle suscitait des convoitises du fait de la compétition entre diverses puissances européennes Hollandais, Prussiens, Anglais, Français , en vue de monopoliser le commerce de la gomme dans la région.

La région côtière a incarné, depuis le règne d' Ahmad Ben Daman, le centre de gravité politique des Trârza, à tel point que leur nom y est désormais associé.

Ces émirs tinrent également à la continuité et à la diversité des échanges dans la région jusqu'à la fin de la présence anglaise en , et ce afin de bénéficier des contradictions et de la concurrence entre les forces européennes présentes sur les côtes et dans le bassin du fleuve Sénégal.

Ils conclurent plusieurs traités en ce sens. Les Trârza avaient établi des relations solides avec les Hollandais et les Prussiens à Arguin où ils assurèrent la sécurité de la traite Cette pénétration profonde des Trârza le long de la côte en direction du nord n'était peut-être pas étrangère à leurs affrontements armés avec les Awlad Dlim 13 qui contrôlaient traditionnellement Arguin. Ils profitèrent ainsi de la concurrence entre ces puissances européennes.

A'ii Sandûra que l'on considère comme l'organisateur effectif de l'Émirat a particulièrement réussi à asseoir l'autorité interne de l'Émirat, à faire baisser la pression qui s'exerçait sur elle et à élargir son audience externe.

Sur le plan interne, cet émir a consolidé le rang des Tràrza; il a gagné les faveurs des tribus Zwâya en les faisant participer au pouvoir dans une tentative de légitimer en pratique son pouvoir en tant que porte-parole de la religion islamique et comme responsable de son interprétation dans la société maure.

A'ii Sandûra a ainsi désigné Ibn Râzgga Al Alawi comme conseiller politique, Al Muhtar Ben Achvaga Mûssâ comme juge; cette dernière nomination était significative puisque Al Muhtar appartenait à cette confédération des Tas'ums'a qui avait combattu le père de l'émir dans la guerre de Surbubba.

A'ii Sandûra demanda à son juge de choisir pour les Tas'ums'a l'endroit qui leur convenait dans l'espace territorial de l'Émirat. Ce choix se porta, dit-on14, aussi bien pour le groupe humain auquel appartenait Al Muhtar que pour le centre de l'autorité émirale, sur la région de l'Iguidi qui se situait au centre du territoire du Trârza.

Cette contrée était également propice à l'élevage et relativement à l'agriculture du fait de bonnes conditions hydrauliques, végétales et pédologiques. Mais le plus important dans cette affaire, c'est qu'elle a revêtu la forme d'Iqta' de la part de l'émir en faveur du juge qui lui a assuré une victoire idéologique sur les Brakna en surpassant le juge de la mehalla à l'occasion d'une déterminante démonstration de Fiqh.

Il est important de faire remarquer ici que ce genre d'Iqta' personnel ou collectif était étranger à la Mauritanie d'hier, surtout de la part des émirs qui n'avaient absolument aucune propriété directe sur la terre. As-Sa'd les conservées par la mémoire collective, aucun indice qui permette de dire que ce genre d'appropriation était connu dans la région. Notre idée est d'ailleurs corroborée par le fait que les juristes du pays tesfuqa- has estimaient d'un point de vue purement juridique que Ylqtcf relevait uniquement du Commandeur des croyants émir Al Muminin , et qu'il n'est pas du droit de quiconque parmi les émirs, les commandants ou les juges de l'octroyer.

De plus, nous ne trouvons aucune trace de ce genre d'opérations dans les voies recensées qui eussent permis de s'approprier les terres dans ce pays : mettre en valeur une terre, de quelque façon que ce soit l'habiter, y creuser des puits, y cultiver un champ , l'héritage, l'achat, le don ou encore l'occupation par la force fait très rare, étant donnée la nature pacifique des Zwâyas qui monopolisaient la propriété foncière dans cette société.

Ainsi la version de Ibn Abdella qui se base sur plusieurs récits oraux privilégie le contenu idéologique au détriment du contenu réel. Nous pouvons même affirmer que la carte humaine de la région n'a pas changé depuis le xvnc siècle. Ainsi, les groupes tribaux continuent à se concentrer aux mêmes endroits que jadis. L'histoire d'Al Muhtar relève donc de la représentation idéologique d'un événement ponctuel sur la base de quelques faits historiques réels ayant une relation avec cet événement.

Sur le plan externe, A'ii Sandùra a dirigé quelques campagnes contre les Awlad Dlim et ce, afin de venger son frère A'mar Àgjayyal m. Il a conclu le premier traité officiel entre les Trârza et les Français, le 29 juillet L'émir n'en maintenait pas moins ses relations privilégiées avec les Hollandais. A'ii Sandûra se dirigea, en , vers le Maroc, en compagnie d'une délégation de sa cour comprenant en particulier son conseiller Ibn Razgga afin de demander l'aide au Sultan Alaouite, Moulay Ismail , à une époque où la pression extérieure sur l'Émirat se faisait sentir, particulièrement de la part de ses voisins Brâkna.

Il revint en fin , accompagné d'une mahalla compagnie dont on ne sait si elle lui fut donnée par le Sultan lui-même ou par les Tekna de Ouad Noun sur la demande du Sultan. C'est cette dernière hypothèse qui nous semble plus crédible Grâce à cette Mahalla, A'ii Sandûra organisa un raid contre les Brâkna, le 29 Jumada 1er 28 mars Après une série de batailles, il put les vaincre et les éloigner vers Tezàguert dans l'Aftût, déplaçant ainsi le théâtre de la tension loin de son espace vital et créant par la même occasion les conditions de son extension à l'est.

Il organisa également des campagnes au Waalo, au Fouta et au Brâkna. Il tentait par là d'étendre son pouvoir sur ces entités politiques voisines, en soutenant telle ou telle tendance en compétition pour le pouvoir On voit ainsi que la domination de la tendance guerrière au niveau de l'appareil du pouvoir émiral, a conféré aux razzias et à leur instrument l'armée une dimension spatiale importante dans la mesure où ils pouvaient être considérés comme deux instruments essentiels de l'extension du territoire.

Ils permettaient également à l'autorité d'assurer sa mainmise sur cet espace. Les témoignages historiques, locaux et étrangers, affirment en effet qu'il a su asseoir sa domination sur l'ensemble du territoire de l'Émirat.

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Il rejeta cet accord, d'une part parce qu'il risquait de porter atteinte à sa souveraineté territoriale et à sa crédibilité aux yeux des Anglais avec qui il était lié par des relations commerciales privilégiées à Portendik, et d'autre part parce que l'escale en question pouvait être de quelque intérêt pour ses adversaires Brâkna dans la mesure où elle se situait à l'orée de leur territoire.

Al-Muhtar W. A'mar a inauguré son règne par l'extension du territoire de l'Émirat en direction du nord-est en chassant les Awlad Ahmad Iguidi du Brâkna de quelques points de l'Àwkar auxquels ne s'était pas encore étendu le pouvoir de l'Émirat.

Cet exploit sans précédent, l'historiographie l'a fort heureusement enregistré à l'actif de Al-Muhtar W.

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Cette réponse laconique nous donne des renseignements, sur l'un des soubassements essentiels du conflit politique entre le Brâkna et le Trârza, et sur la conscience qu'avait ce jeune émir de son espace et de la nécessité de le défendre.

La victoire des Brâkna sur les troupes de l'émir aurait signifié, en effet, leur domination sur toute la côte atlantique et leur mainmise sur les intérêts matériels et moraux tirés à l'époque de cette côte par les entités politiques naissantes Émirats. Ces intérêts découlaient essentiellement des relations avec les Anglais qui s'étaient ralliés les Trârza grâce aux nombreux cadeaux qu'ils leurs prodiguaient, au prix élevé qu'ils offraient de la gomme et à l'excellente qualité de leurs produits.

La conscience de l'espace territorial, de la nécessité de le défendre et d'étendre son cadre politique et géographique s'est affirmée chez les successeurs de Al-Muhtar W. A'mar et particulièrement chez les émirs du xixe siècle. A cette époque, l'espace territorial et politique de l'Émirat avait connu son ultime degré d'extension. Nous nous contenterons ici de fournir quelques exemples.

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Ainsi, A'mar W. Al-Muhtar , premier émir de la branche cadette d'Ahl A'ii Sandûra a combattu de toutes ses forces pour la défense de l'espace territorial et politique de l'Émirat. Il obtint gain de cause une année avant sa mort. A'mar W. Dagana est un village appartenant aux Ahl Muhamad Bebâna, il n'est ni à vendre ni à prêter Au moment où se déroulaient les tractations qui précédèrent l'accord du 7 juin , mettant fin à la guerre de la colonisation agricole qui opposait les deux parties, l'Émir A'mar W.

Al Muhtar fit parvenir au même gouverneur une lettre qui confirme la conscience qu'il avait de son espace territorial et humain et sa volonté de le défendre. L'émir A'mar exprima sa vive réprobation à l'égard des deux accords du 18 mai et du 15 novembre conclus avec le roi du Waalo et Muhammad W. A'ii Alkawri au sujet du Waalo et de la colonie agricole; il lutta même contre leur application. De la même manière, il protesta vigoureusement contre la signature avec Muhammad Yall W.

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La conscience de l'espace territorial s'est encore approfondie avec l'avènement de l'émir Muhamd Lihbib. Au cours du règne de cet émir, le Trârza connut l'apogée de son rayonnement politique et de son extension territoriale.

Muhamd Lihbib ne se contenta pas, en effet, de défendre l'espace territorial et humain de l'Émirat, il intervint afin de l'élargir politiquement au nord et au sud du fleuve. Il domina aussi politiquement ses voisins immédiats sur les deux rives.

C'est cette domination qui explique d'ailleurs les différends et les affrontements armés de l'émir avec l'administration coloniale de Saint-Louis qui aspirait elle aussi à dominer la région.

Parmi les plus importantes confrontations, armées dirigées par Muhamd Lihbib contre les Français, on trouve : a la lutte pour le pouvoir entre Fara Penda et Kharfi Xari en Barry : , p.

Ce mariage qui devait mettre de droit un jour la couronne de ce pays sur la tête d'un roi maure, et qui l'y mettait déjà de fait dès à présent, ruinait la base fondamentale sur laquelle la colonie est assise, la neutralité de la rive gauche durant nos fréquentes querelles avec les maures La conjecture à laquelle s'était livré Faidherbe s'est parfaitement réalisée puisqu'il a pu dans le traité du 20 mai — qui mit fin à la guerre avec Muhamd Lihbib — forcer l'émir â reconnaître son autorité sur le Waalo.

Il le força de même à accepter les nouvelles conditions d'échange, après que le rapport de force eût penché en faveur de Faidherbe. Ainsi, le chercheur qui étudie les relations des émirs du Trârza avec les habitants et rois de la rive gauche du fleuve en cours des XVIIIe et XIXe siècles, de même que les relations de ces émirs avec les Français, se rendra très Espace et pouvoir émiral en Mauritanie I 63 nettement compte de la place prépondérante occupée par la maîtrise de l'espace dans ces relations.

Il se rendra également compte du rôle qu'a joué le rapport de force dans la suprématie de telle ou telle partie et sa domination sur l'espace politique; ce qui rendait l'espace politique de l'Émirat très mouvant. Il convient de signaler ici que la dimension politique que donnaient les émirs à leur espace sur la rive gauche du fleuve ne trouvait pas uniquement sa justification dans leur présence politique, militaire et sociale dans la région, mais avait des justifications historiques diverses.

Ainsi, la valeur stratégique — et surtout économique — d'un lieu dans la région, était relative à son degré de proximité ou d'éloignement du bassin du fleuve, où se concentraient l'importante richesse agricole ainsi que les possibilités d'échanges commerciaux avec les Européens.

L'émir Sidi W. Muhamd Lihbib s'insurgea en dans une lettre auprès de Faidherbe, contre l'assassinat de cinq personnes de ses sujets par des administrés de Faidherbe sur la rive gauche. S'ils y parviennent par un chemin qui ne soit pas sous mon contrôle, nous ne nous y opposerons pas et cela ne me causera nul désagrément.

Mais je leur interdirai le territoire qui dépend de mon autorité et ils n'y pénétreront pas sans mon autorisation. Sidi affirme davantage cette souveraineté dans le traité conclu avec l'émir du Brâkna Sidi A'ii W.

Il accepte également dans ces limites, c'est-à-dire jusqu'à Podor, à l'égard du Gouvernement français la responsabilité de tous les pillages qui seraient commis sur la rive gauche soit par des Trârza, soit par des Brâkna.

Muhamd Lihbib et A'ieya W. Mhamad W. A'mar et l'asile qu'il accorda aux opposants à l'émir. Ceux qui sont avec nous ne le traverseront pas pour vous atteindre et vice-versa.

Si comme lui, il trouve que ceci est raisonnable, il leur rendra ceux qui se trouvent sur son territoire et il fera de même. Il ne demeurera ainsi sur vôtre territoire aucun musulman qui ne soit commerçant, et sur le leur, aucun noir qui n'exerce le commerce. Bien que cette attitude soit présente chez les différents émirs des Trârza durant le dernier quart du XIXe siècle, nous nous limiterons à A'ii W.

Muhamd Lihbib qui a interdit aux habitants du Waalo en de traverser le fleuve vers le pays Trârza alors qu'il ne le contrôlait pas encore totalement sans son autorisation et sous sa supervision et ce malgré ses prétentions politiques et territoriales sur cette région et les relations sociales qui le liaient à ses habitants. As-Sa'd et vous avez pénétré dans notre territoire sans notre autorisation. C'est ce qui nous convient et qui convient à notre affection et notre pacte, sauf les sujets à propos desquels nous nous sommes réunis, sur lesquels nous sommes tombés d'accord et dont nous avons discuté.

Si nous avons insisté sur les efforts consentis à l'extérieur par l'autorité émirale des Trârza pour affirmer son pouvoir et contrôler son espace territorial et idéologique, c'est parce que ce pouvoir est effectif sur le plan intérieur comme l'indiquent de nombreux signes.

Les signes intérieurs de la souveraineté a. La tradition orale A. Leri- che : , p. On les appelait Tràrza Al-Kuhal trârza noirs. La défense du nord fut confiée aux Li'lib qui firent surtout face aux Awlad Dlim alors en conflit avec l'Émirat.

Le surnom de Su'ala flammes , leur venait, d'une part, de ce qu'ils étaient exposés aux rayons de soleil, et d'autre part de leur impressionnante ardeur guerrière. A l'intérieur de l'Émirat, l'émir veille à la quiétude des populations et à la bonne marche de la Justice. Nous nous limiterons ici au point de vue d'une partie de l'aristocratie Zwâya traditionnellement rivale des Béni Hassan.

Al Mamûn W. A'ii Sandùra m. Diwan, p. Haluna m. Basset, , abonde dans le même sens. Par ailleurs, il se peut que les erreurs associées à SplitCam. Splitcam Co Taille de fichier Octets: Faites une recherche complète de programmes malveillants dans votre ordinateur.

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