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Résumé fre L'article présente successivement : — les Zwawa, le nom, son contenu ethnographique selon Ibn Khaldun et son histoire jusqu'au XIXe siècle — un autre nom : les Igawawen — un essai de définition ethnologique — des recherches étymologiques sur ces deux noms et leur dépendance mutuelle. Il est suivi d'un commentaire de Salem Chaker. Résumé eng This paper presents the ethnographic content of the designation Zwawa in the light of Ibn Khaldun and History up to the nineteenth century, and the ethnographie content of Igawawen a further designation according to sociologists and contemporary writers and what the people themselves have to say, followed by a tentative ethnological definition and an etymological research on these two designations and their interrelation.

Nom: mokrane agawa
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Ali ideflawen علي ادفلاون

Cela semble avoir constitué un tournant morkane sa vie puisque dorénavant il se consacre exclusivement au chant religieux traditionnel. Connexion Adresse du blog.

Copyright Les jeux de lettres anagramme, mot-croisé, joker, Lettris et Boggle sont proposés par Memodata. A voir sur ce blog: Tous reprenaient ses chants lors des fêtes religieuses.

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Lettris Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Parmi ces confédérations désignées par des noms berbères anciens, que nous avait fait connaître Ibn Khaldoun, pour la plupart, nous trouvons le nom des Zwâwa.

Il ne s'agit plus cette fois d'une ethnie qui englobe l'ensemble du peuplement du massif du Djurdjura jusqu'à la mer. Le nom désigne, plus ou moins précisément suivant les auteurs, une tribu kabyle, ou sans doute plutôt un ensemble de tribus, une fédération.

Il se regroupent sous un seul chef après l'entrée des Français à Alger en Ils se soulèvent ensemble et s'allient en aux Guechtoula et à d'autres du versant sud du Djurdjura pour attaquer les tribus de basse-Kabylie qui ont fait leur soumission au nouvel occupant venu remplacer le pouvoir turc.

Nous allons rencontrer maintenant les observations et les notations d'Européens, de Français particulièrement, qui ont approché ce monde kabyle très fermé, avant qu'il ne s'ouvre pour dire de lui-même ce qu'il est. Daumas et M. Faber écrivent en : "Zouaoua : nom d'une tribu kabyle. On le donna aussi, par extension, à toutes celles de la crête du Jurjura, entre Dellys et Bougie Ils énumèrent tribus et groupements de tribus : "La confédération des Zouaouas ou Gaouaouas.

Comme ce sont à coup sûr les Kabyles les moins mêlés, leur nom sert fort souvent de désignation générique pour tous ceux qui habitent quelque portion du Jurjura". Les mêmes auteurs nou apprennent en même temps le nom du dialecte des habitants : 'le zouaouïah : il est parlé depuis Dellys et Hamza alias Bouira jusqu'à Bône alias 'Annâba " Il existe donc un sens ethnique restreint donné au mot Zwâwa par les écrivains qui, sans aucun doute, recueillent une terminologie administrative utilisée par les Turcs et, nous disent ces auteurs, réemployée par les Français.

Quand Zwâwa sert de déterminatif aux mots arabes ou français le pays, la région, de l'expression correspond alors à Grande Kabylie ou Kabyles de Grande Kabylie. C'est l'ensemble du pays berbérophone, territoire et habitants, qui s'inscrit, entre la mer et la montagne, en un demi-cercle de quelque ou km, allant de Bougie au Cap Djinet, un peu à l'ouest de Dellys.

Le nom Kabyle ; la Kabylie Les Kabyles et les Français, pour désigner ces populations, utilisent beaucoup la tournure arabe : alqabâïï, modifié dialectalement en : Leqbayel, et en français : les Kabyles, la Kabylie. Ces vocables sont, au total, moins précis que celui de Zwâwa. Car ils ont beaucoup servi et servent encore ordinairement à nommer toutes les populations berbérophones ou anciennement berbérophones des zones côtières d'Algérie centrale.

On disait : les Kabyles de Blida, de Cherchell, etc Zwâwa, ou un dérivé en forme d'adjectif arabe, zwâwiy, zwâwiyah, sert aussi, comme on l'a déjà signalé, à désigner l'ensemble des parlers kabyles qui constituent LES ZWAWA 81 la langue maternelle des Zwâwa. En ce sens, le mot a été adopté dans la nomenclature des dialectes algériens, telle qu'elle a été établie par les spécialistes de dialectologie berbère.

Cependant les plus récentes publications paraissent préférer nommer la langue des Zwâwa "kabyle" plutôt que zwâwa qui tendrait à tomber en désuétude V Atlas de l'Algérie publié en par Bouffard fournit deux cartes des provinces d'Alger et de Constantine où nous retrouvons toute la région qui nous occupe Le pays et les populations de Grande et de Petite Kabylie, à cheval sur les deux Provinces, sont signalées sur les cartes par la légende : Kabilie sic indépendante.

Ces documents sont en effet publiés neuf ans avant l'entrée des troupes françaises, dans ces régions et l'occupation complète. Les contreforts nord du Djurdjura indiqués sur la carte portent les noms ethniques Zouaoua ou Gaouaoua.

Ils sont situés exactement entre les Béni Iraten au nord et la chaîne au sud : territoire très restreint, petite partie de l'ensemble kabyle. Cette carte est peu précise et ne permet pas de déterminer quelles tribus sont englobées sous cette double dénomination. Carette, qui publie à la même époque ses deux volumes d'Etudes sur la Kabylie proprement dite, cite les noms des tribus qui constituent ce qu'il appelle le 9e canton, canton Zwawa L'ensemble de cette information n'est pas satisfaisant et reste difficile à utiliser.

Lui-même a écrit : "II eut été difficile de se reconnaître dans le labyrinthe des tribus qui recouvrent la Kabilie, sans le secours d'une division subsidiaire. Dans la répartition dont il s'agit on s'est imposé pour règle fondamentale de concilier, autant que possible, les affinités et les habitudes locales avec les habitudes et les exigences françaises.

Par suite de ce programme les divisions existantes ont été conservées avec leurs noms" On en peut déduire que le nom du Canton ou de la "division" Zwawa était familier à l'administration turque pour désigner cette partie centrale de Grande Kabylie.

C'est tout, ou à peu près, ce qu'on sait. Mais dans les mêmes années, nous trouverons les précisions qui nous manquent encore. En effet, les auteurs qui décrivent la Kabylie entre et mentionnent les confédérations, mettent en place celle des "Zouaouas ou Gaouaouas" et donnent tous fidèlement la même liste de tribus qui la composent Quelques années après, l'ouvrage de MM.

Hanoteau et Letournaux sur la Kabylie et les coutumes kabyles 20 fournit avec une meilleure précision et en détail l'énumé- ration des tribus qui peuplent ce qu'il appelle "le massif des Zouaoua Igaouaouen " Hanoteau admet implicitement que le terme Zouaoua peut déborder la stricte définition statistique qu'il apporte en ces pages, et s'étendre à l'ensemble montagneux habité par d'autres groupements.

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Il admet par exemple que les At Iraten sont implantés dans le massif Zouaoua. Mais pourtant il ne les introduit pas dans la liste des tribus qu'il récapitule sous un seul titre "Zouaoua ou Igaouaouen".

Il nous faut donc, pour 82 J. LANFRY serrer notre problème, regarder de près ce nom nouveau Igaouaouen, et cette liste de tribus, qu'Hanoteau n'est pas seul à présenter telle quelle. Il y apporte cependant des précisions qui en font le meilleur informateur : il savait la langue kabyle et procédait dans son enquête par contacts directs avec les habitants du pays.

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C'est eux maintenant qu'il nous importe d'entendre, soit par cet auteur, soit par les réflexions que nous proposent des Kabyles qui ont eux-mêmes publié ; soit enfin par les réponses qu'ils donnent oralement sur ce qu'ils ont gardé de leurs traditions à ce sujet. II - Les Igawawen 8. Mais tous sont d'accord : c'est un mot étranger, étranger à leur langue.

Ils ajoutent : c'est un nom arabe, que les Arabes nous donnent. Belkassem b. Sedira écrit en : "Même les Igaouaouen ne se servent pas du mot de Zouaoua appliqué à eux et à leur dialecte par les Arabes" Un autre auteur Kabyle, Said A. Boulifa note avec la même netteté : "Les habitants du Djurdjura, les "Igaouaouen" que les Arabes appellent Zouaoua" Il avait écrit dans les pages précédentes : "II est généralement admis que les Zouaoua comprennent indistinctement toutes les tribus du Djurdjura ou de la Grande Kabylie.

Les écrivains arabes ne se sont pas servis pour désigner collectivement les habitants de cette région d'autre terme que du mot Zouaoua" Deux questions se posent donc : — Que peuvent nous dire les Kabyles eux-mêmes des Igawawen : la forme, l'usage, la vie actuelle de ce nom ; et précisément une bonne détermination de ceux qui sont admis à porter ce nom? Nous donnons ici les résultats de notre enquête conduite patiemment avec l'aide de Kabyles à qui je dois exprimer ma gratitude, pour l'attention qu'ils ont accordée à mes questions et à ce problème.

Dois-je dire en même temps combien cette enquête s'est avérée difficile, faute d'informations sur le sujet. On est attaché à ce nom comme à un titre, qu'on en soit fier ou non. Mais bien court est ce qu'on en peut dire. A force de glaner des bribes, des pailles de ci de là, dans la mémoire des Kabyles, dans la poésie populaire ancienne ou telle expression restée vivante, on décèle quelques liens entre des faits.

Voici les faits, ceux que j'ai pu relever et classer, en leur donnant le sens qui m'indiquaient les informateurs. Données morphologiques et sémantiques Agawaw à l'annexion : ugawaw ; et aussi : Agawa, m.

La première radicale consonan tique G est spirante. Le pluriel Igawawen n'appelle aucune remarque, sauf la permanence de la deuxième sonante vélaire qui appartient à une des deux formes du m. Cette observation suggère une racine GWW. La deuxième forme de pi.

Il s'agit d'une arabisation du thème, adoptée telle quelle par les Kabyles qui admettent ce mot comme correct Ce pluriel Gawawa a connu une meilleure fortune que le premier, Igawawen, plus long, plus difficile à prononcer et qui, en fait, n'est utilisé que par les Kabyles de Grande et de Petite Kabylie à l'Est d'Alger.

On trouve l'ethnique Gawawa imprimé sur les cartes déjà mentionnées de l'Algérie établies en On y lit : Zouaoua ou Gaouaoua. De même, on a relevé dans diverses études sur la Kabylie parues à cette époque que la population qui nous occupe est désignée à chaque fois par le couple : Zouaoua et Gaouaoua. Je traiterai plus loin des questions posées par l'équivalence ainsi affirmée des deux termes : Zouaoua et Gaouaoua.

Au pi. Il signifie aussi : territoire occupé par ces tribus. Plus largement, le mot désigne le peuplement de Grande Kabylie entre la chaîne du Djurdjura et la rive gauche de la rivière du Sebaou.

Le pi. Cette définition sommaire demande à être poussée plus avant. Désignation et énumération des populations Igawawen Nous devons à A. Hanoteau une définition précise des Igawawen. Dans un texte daté de , il nous apprend que "les Igawawen ou Zouaoua habitent les contreforts les plus élevés du versant nord du Djurdjura" ; et il présente sous ce nom d'Igawawen huit tribus regroupées en deux fédérations : les Ait Bethroun et les Ait Menguellath Ce jalon mis en place il y a ans est précieux.

Car notre auteur nous donne la situation ethnique au moment même où cette région vient de perdre son indépendance politique ; il n'entend pas en faire l'Histoire.

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C'est quinze ans plus tard qu'il reprend ces informations trop -sèches et y apporte les précisions souhaitées 28 dont voici l'essentiel. En , ces 23 villages comptent ensemble, 19 habitants. La population totale des Igawawen était, en , selon cette estimation fournie par Hanoteau de 34 habitants, répartis en 42 villages, sur un territoire tout entier de montagne. Les villages sont alignés sur les contreforts qui partent du pied nord de la chaîne, en son centre, vers le nord-ouest.

Leur altitude varie entre 1 et m. Territoire fort restreint : si on le schématise en un quadrilatère, la base sud, entre le col dit : Tizi n-Kouilal et le col de Tirourda, n'a pas plus de 12 km. La dimension sud-nord, jusqu'au nord des At Yanni est d'environ 15 km 31 V. Carte 1. Cependant dans la Grande Kabylie, les Béni Irathen et autres tribus limitrophes réservent spécialement ce nom pour désigner leurs coreligionnaires qui occupent les premières ramifications du Djurdjura, comme les Béni Man- guellat, les Béni Ouassif, les Béni Boudrar, etc.

Boulifa n'a pas toujours été aussi clair, particulièrement dans son ouvrage Le Djurdjura à travers l'Histoire. Pourtant, il nous fournit dans cette étude une précision utile.

Après avoir établi que "il est généralement admis que les Zouaoua comprennent indistinctement toutes les tribus du Djurdjura ou de la Grande Kabylie", il écrit : "Les Béni Djennad,de nos jours, qui ne sont géographiquement séparés des Aït-Fraoussen que par la vallée du Sébaou, ne ressemblent en rien, tant au physique qu'au moral, à leurs voisins du sud, les Igaouaouen, avec lesquels la tradition n'accepte aucun lien de parenté.

Un certain antagonisme a, de tous temps, existé entre les habitants des deux rives du Sebaou". Dès , Devaux avait noté Joe.

Sans reprendre tous les textes qui ont touché à cette question, il pourrait suffire de présenter la réflexion de A. Hanoteau dans la préface de sa Grammaire kabyle, p. C'est ainsi que pour les Guechtoula, les Ben Sedk'a sont des Zouaoua, et que les Guechtoula à leur tour reçoivent le même nom des Flissa et des Ben Khalfoun. Il est bon d'être fixé sur la valeur véritable de ce nom". Sommaire des acquis En somme, nous découvrons peu à peu les faits suivants : — Les Igawawen ou Gawawa constituent huit tribus groupées autrefois en deux confédérations, dont les noms sont encore connus et vivants.

Leur territoire correspond au territoire des huit tribus. On constate que l'ethnique Igawawen n'est utilisé que par les Kabyles de Grande Kabylie ; il l'est parfois, rarement, par ceux de Petite Kabylie qui ne se sentent pas concernés par ce nom, qu'ils connaissent.

Cette extension du terme Zouaoua peut en particulier être un résultat de l'organisation adminsitrative du pays kabyle par une puissance politique qui lui est étrangère, turque et française. III - Essai de définition ethnologique De quelle nature est l'unité des Igawawen? Pourquoi sont-ils distingués par un nom propre des autres tribus et groupements de tribus? L'énumération et le décompte qu'on vient de lire des tribus et des villages qui les abritent ne constituent qu'une réponse partielle à ces questions, questions difficiles et que les traditions locales paraissent impuissantes à éclairer, encore moins à résoudre.

Igawawen, c'est le nom d'un peuplement humain, d'un groupement.

Ce n'est pas un nom territorial, sinon indirectement, les noms des populations servant naturellement à désigner le terrain qu'elles occupent. LANFRY Ce n'est pas davantage une unité politique, comme serait un rassemblement de forces pour s'imposer à des voisins. Ce n'est pas un "çof", ni le nom d'un parti.

Les Igawawen ne se réclament pas d'un ancêtre commun, comme il arrive fréquemment aux membres d'un village ou d'une tribu 35 ni d'un lieu géographique considéré comme le point d'origine, le pays des ancêtres. Unité linguistique Serait-ce alors un groupe de populations, de villages unis entre eux par une même langue, un parler identique, qui auraient eu conscience de ce lien dans le passé et en auraient gardé quelque réminiscence?

Il ne semble pas. Si cela était, des faits linguistiques repérables parleraient d'eux-mêmes et seraient depuis longtemps relevés par les enquêteurs attentifs qui n'ont pas manqué en ce secteur depuis plus d'un siècle Certains traits paraissent rapprocher tel groupe de tel autre : et d'autres traits les divisent.

Cependant quelques faits sont cités comme caractéristiques des Igawawen. Ils sont peu nombreux et de valeur comme de portée diverses, on va le voir. Dans la langue des Igawawen, le contact de la sonore d avec la sourde t aboutit à une assimilation caractéristique : l'occlusive sourde tendue "tt propre aux Igawawen dont font partie les At Mangellat" 37 , alors qu'ailleurs, chez les voisins, les At Iraten par ex.

Louis de Vincennes et JM. Dallet dans leur Initiation L'anecdote met en scène trois Kabyles, un Agawa, un Aïdel du sud du Djurdjura, rive droite de la Soummam et un Amlikech versant sud du Djurdjura central , qui se lancent un défi.

Le défi consiste à souffler une lampe à huile en disant : le manger est cuit. L'Amlikech dit : yaggwa, sans faire bouger la flamme. L'Aïdel dit : yewwa, sans plus de résultat. La lampe s'éteignit. Depuis lors c'est la langue des Igawawen qui est la plus estimée".

Oui, mais les At Iraten, les At Fraousen, ou bien encore les At Jennad ceux-ci sont de la Kabylie de la mer, rive droite du Sebaou disent aussi : yebbwa.

Cheikh Abdelwahab Abdjaoui

Et ils ne sont pas à proprement parler Igawawen, comme nous l'avons vu. C'est là tout ce qu'on pense pouvoir apporter au dossier de l'orginalité linguistique des Igawawen. C'est, bien entendu, trop pauvre pour qu'on bâtisse une définition de la personnalité de ces populations à partir de ces seules données d'ordre linguistique qui méritaient cependant d'être signalées. Mais c'est aussi un fait qu'aucune étude approfondie sur ce thème n'a été entreprise Même si d'autres indices pouvaient être relevés qui rendraient plus consistante l'hypothèse d'un parler commun dont la transmission et la conservation seraient observables encore aujourd'hui, nous butons sur ce fait très dur : les Kabyles ne connaissent LES ZWAWA 87 pas une langue propre aux Igawawen ; on irait donc dans une fausse direction en poursuivant ce mirage.

Un fait plus important s'impose à leur attention, et à la nôtre, c'est l'unité de langue, en dépit d'une infinie et presque irrepérable variété lexicale, de village à village, ou de tribu à fraction de tribu, unité qui rassemble très fortement tous les habitants de Grande et Petite Kabylie dans une très courante, très ordinaire aptitude à échanger entre eux, à communiquer sans effort ni recherche particulière. Nous sommes ainsi ramenés au problème non résolu du rapport historique des Igawawen au reste du massif, ou des Igawawen à l'ensemble ethnique connu à l'extérieur du pays sous le titre global de Zwâwa ; ou, si l'on veut, à la question de l'identité des Igawawen.

Sens de l'identité des Igawawen A des liens sociaux anciens et au sentiment d'appartenir au même groupement humain peuvent correspondre des réflexes coutumiers de relations privilégiées entre membres du groupement.