TÉLÉCHARGER LA RÉVOLTE DES CIPAYES

TÉLÉCHARGER LA RÉVOLTE DES CIPAYES

TÉLÉCHARGER LA RÉVOLTE DES CIPAYES

On peut, on doit, selon nous, regarder la révolte des cipayes comme vaincue. Sûrs du mobile qui les inspira, aucune de leurs plus terribles déterminations ne semble peser à leur mémoire, minutieusement fidèle, et en ces épanchemens étranges dégagée, ce semble, de tout scrupule. Nous les imiterons en ceci. Les vainqueurs de Delhi demandent à être entendus à leur tour.

Nom: la révolte des cipayes
Format:Fichier D’archive
Version:Nouvelle
Licence:Libre!
Système d’exploitation: MacOS. iOS. Windows XP/7/10. Android.
Taille:25.21 Megabytes

Cette reconnaissance du statut des hautes castes rendait cependant le gouvernement vulnérable à des protestations, voire à des mutineries si les cipayes détectaient une transgression de leurs prérogatives [14]. Il a été suggéré qu'après l'annexion d'Oudh par la Compagnie en , de nombreux cipayes furent inquiétés par la perte de leur statut, en tant que noblesse terrienne, dans les administrations de l'État et par l'augmentation prévisible des taxes que l'annexion laissait augurer [15].

De plus, la présence de missionnaires convainquit les hindous et les musulmans que la Compagnie prévoyait une conversion à grande échelle des Indiens [16]. En revanche des changements dans les termes du service militaire ont pu créer du ressentiment. Avec les victoires de la Compagnie des Indes orientales et son expansion, les soldats allaient non seulement devoir servir dans des régions moins familières comme la Birmanie lors des guerres anglo-birmanes en mais ils allaient devoir le faire sans toucher la prime de service à l'étranger qu'ils obtenaient auparavant [17].

Services BnF

De plus, les soldats de l'armée du Bengale étaient moins bien payés que leurs homologues des armées de Madras et de Bombay ce qui aggrava la question des retraites [18]. Une cause majeure de mécontentement, qui émergea dix mois avant le déclenchement de la révolte, fut la loi sur l'enrôlement du 25 juillet Comme il avait été dit auparavant, les soldats de l'armée du Bengale étaient exemptés de service outre-mer et ne combattaient que dans les territoires qu'ils pouvaient rallier à pied.

Cette situation fut jugée anormale par le gouverneur général des Indes James Broun-Ramsay car les cipayes des armées de Madras et de Bombay avaient déjà accepté une obligation de servir outre-mer si cela était nécessaire.

Ainsi le fardeau des troupes pour le service actif en Birmanie facilement accessible uniquement par la mer et en Chine retombait de manière disproportionnée sur les deux petites armées présidentielles.

La loi signée par le successeur de Ramsay, Charles Canning imposait aux nouvelles recrues de l'armée du Bengale d'accepter un engagement concernant le service outre-mer. Cependant, les vétérans craignaient que cette loi ne devienne rétroactive [19]. D'autres griefs portaient sur la question des promotions, fondées sur l'ancienneté ce qui avec le nombre croissant d'officiers européens [18] rendait la promotion très lente et de nombreux officiers indiens n'obtenaient un grade élevé que lorsqu'ils étaient trop vieux pour pouvoir l'exercer [20].

Wagner, The great fear of rumours, conspiracies and the making of the Indian Mutiny Cependant, en août , la production des cartouches lubrifiées commença à Fort William , Calcutta. Celles-ci n'étaient destinées qu'aux troupes européennes mais les rumeurs concernant la lubrification des munitions avec de la graisse animale se répandirent rapidement. Une modification fut également menée sur les exercices de tir pour permettre aux cipayes d'ouvrir la cartouche avec les doigts.

Cependant, cela convainquit simplement les soldats que les rumeurs étaient vraies et que leurs craintes étaient justifiées. Agitation populaire[ modifier modifier le code ] Les causes du soulèvement populaire sont également variées. La noblesse, dont une grande partie avait perdu ses titres après la doctrine de préemption qui refusait de reconnaître les enfants adoptés comme héritiers légitimes s'inquiétait de l'interférence de la Compagnie dans le système traditionnel de succession.

Les chefs rebelles comme Nânâ Sâhib et la Rani de Jhansi appartenaient à cette catégorie, la dernière en particulier était prête à accepter la domination britannique si son fils adoptif était reconnu comme son successeur légitime [24].

Dans d'autres régions de l'Inde centrale, comme à Indore et à Sagar , où de telles pertes de privilèges n'avaient pas eu lieu, les princes restèrent loyaux à la Compagnie même dans les zones où les cipayes s'étaient soulevés [25]. Le second groupe, les taluqdars avaient perdu la moitié de leurs possessions foncières en faveur des paysans après la réforme agraire qui suivit l'annexion d'Oudh. Avec le développement de la rébellion, les taluqdars réoccupèrent rapidement les terres qu'ils avaient perdues et, paradoxalement, en partie du fait de la tradition et des liens féodaux, ils ne rencontrèrent pas une forte opposition de la part des paysans au grand regret des Britanniques [26].

Il a également été avancé que les lourds impôts britanniques dans certaines régions ont poussé de nombreuses familles soit à perdre leurs terres soit à s'endetter lourdement auprès de prêteurs, ce qui fournit une raison supplémentaire pour se révolter [27].

Inde -- 1857-1858 (Révolte des cipayes)

La révolte populaire fut inégale suivant les régions. Ainsi le prospère district de Muzaffarnagar pourtant proche de Meerut resta calme tout au long de la révolte [28].

Charles Canning , le gouverneur général des Indes durant la révolte. Lord Dalhousie , le gouverneur général des Indes de à qui mit en place la doctrine de préemption. Lakshmî Bâî, Rânî de Jhânsi , l'un des principaux chefs de la révolte qui avait perdu son royaume du fait de la doctrine de préemption. Muhammad Bahâdur Shâh , le dernier empereur moghol. Avec la doctrine de préemption, selon laquelle les terres d'un seigneur féodal devenaient la possession de la Compagnie s'il n'avait pas d'héritier mâle légitime et non adopté, la Compagnie avait annexé de nombreux États.

L'adoption d'un héritier par un propriétaire terrien sans enfants faisait partie des coutumes indiennes mais la Compagnie ignora cette tradition.

La noblesse, les propriétaires féodaux et les armées royales se retrouvèrent sans emplois et humiliées par l'expansionnisme britannique.

Vidéos à découvrir

Les joyaux de la famille royale de Nagpur furent par exemple vendus aux enchères à Calcutta , ce qui fut considéré comme un profond manque de respect par l'aristocratie indienne. Enfin une traînée de poudre, communiquant au principal dépôt de munitions, était préparée comme ressource suprême.

Aucune réponse ne fut adressée à cet insolent message.

Le subadar de garde avertit peu après Willoughby que les insurgés rassemblés aux portes attendaient des échelles que le roi leur avait fait promettre.

Tous les canons mis en position tirèrent au moins quatre fois, et les insurgés qui osèrent se montrer au faîte des murs furent écrasés de mitraille. Ils étaient au nombre de plusieurs centaines, et leur feu continu, à courte distance de quarante à cinquante mètres ne resta pas longtemps sans effet. Une fois dans la campagne, ils se perdirent de vue. Devant ces assassinats, les cipayes du 54e demeuraient immobiles, témoins indifférens, impassibles.

La seule vue des canons mit en fuite les sowars rebelles; mais le 54e de son côté se débanda presque aussitôt et courut au pillage. Il était onze heures lorsque la nouvelle de ce désastre parvint aux cantonnemens. On recueillit, on chargea sur un chariot les cadavres des officiers du 54e gisant encore à quelques pas du poste ainsi conservé; on les expédia aux cantonnemens où le capitaine de Teissier était retourné pour mettre en batterie ses deux derniers canons, de manière à balayer la route par où les rebelles pouvaient essayer une attaque.

Cependant les cipayes encore sous le drapeau manifestaient les dispositions les plus menaçantes. Il y eut une tentative pour enlever les pièces au moment où elles sortaient des lignes.

On vint avertir officieusement le capitaine de propos tenus dans les rangs de la troupe. En dernier message fut adressé au détachement qui tenait encore la porte de Cachemyr. Le capitaine qui le commandait se mit en retraite avec environ cent vingt hommes, ordonnant aux canonniers de le suivre; mais à peine à cent pas des murs, il entendit fermer la porte et retentir un feu de file.

Ceux-là seuls des Européens qui se sont cachés ont été épargnés, dit cette curieuse missive.

Toute la ville est en désarroi. Le roi a envoyé son fils pour rassurer les habitans, mais le pillage continue.

La reine des cipayes

Il campe en ce moment hors de la ville avec ses régimens, mais il est si vieux! On les pourchasse encore, et autant seront trouvés, autant périront. Nous revoyons les atrocités de Nadir-Shah. Cinquante-trois ans de civilisation se sont trouvés effacés en trois heures. Les honnêtes gens ont été pillés, les coquins enrichis. Ils se disent tous malades ou incapables.

Reste à voir ce qui adviendra. Le peuple ici est dans une mauvaise passe.

La Révolte des cipayes - Film Complet VF En Ligne HD 720p

La volonté de Dieu soit faite! Ceci est écrit avec soin et dans un esprit de loyauté.

On vit, mais on désespère de sa vie. Pas de remède à une pareille malédiction. Il y en avait en effet près de trente-quatre hommes, femmes, enfans cachés dans cette maison. Le lendemain, les soldats sont allés chercher deux canons, et ont tiré tout le jour sur la maison, mais sans résultat Le 13, les révoltés ont encore attaqué les Européens réfugiés dans la maison du rajah de Kishungur.

Quatre sont restés dans le tykhana. Des espions en ont averti les révoltés. Les malheureux ont été pris, conduits à la kotwalee, et là massacrés très cruellement.

Le docteur Chimmun-Lall, chirurgien en sous-aide, a été tué, lui aussi, dans le dispensaire. Les cadavres sont restés trois jours sans sépulture; le quatrième jour, les révoltés les ont fait jeter à la rivière. Ils sont Hindous, et non musulmans. Ce cri de dinn! Croire ce cri sympathique aux races indigènes, aux vaincus du Xie siècle, — M.

Mead le fait remarquer, — est assez peu raisonnable. Nous voudrions le croire. Ceci est beaucoup plus probable. Jamais ils ne condescendirent à échanger une lettre avec les gouverneurs-généraux. Le roi donne son fils aux révoltés. Il y a quelques mois, le spirituel rédacteur du Times, M.

Russell, parcourait en compagnie du commissaire en chef de Delhi, M. Saunders, le Chandny-Chowk, la principale rue de la ville, comme qui dirait notre rue de Rivoli.

Il porta les armes au commissaire, et nos promeneurs pénétrèrent sans autre formalité dans les cours du palais. Saunders à son hôte. Russell fut ensuite conduit par un passage voûté dans le Dewan-khass, la salle du trône.

Un fusilier irlandais, les manches de sa chemise retroussées, griffonnait une lettre à sa belle. Comme M. Quelques domestiques indigènes y faisaient antichambre. Son prédécesseur, Shah-Alum, était poète, lui aussi. Tous les Mogols le sont plus ou moins. Elle a jeté ma gloire aux vents et dispersé mon trône dans les airs [17]!

Le 12 mai, à six heures du soir, la révolte de Delhi était complète. Beaucoup périrent assassinés sur les routes. Ceux qui arrivèrent à bon port trouvèrent partout un accueil fraternel. A Meerut, les chefs militaires, absorbés dans le souvenir de leurs fautes et des occasions perdues, attendaient que quelques renforts vinssent leur permettre de quitter la station et de se porter en avant.

Pendant près de trois semaines, on fut à Calcutta sans nouvelles de lui; enfin le 18 mai il parut à Umballa, ramenant sur ses pas les régimens européens de Sealkote, Dughsi et Kussowlee; mais là, il lui fallut attendre des canons et un matériel de transport.

La caisse militaire ne pouvait tenir lieu de tout. Y trouverait-on une pharmacie de campagne?

Épisodes militaires de la vie anglo-indienne/03

Toutefois les soucis rongeaient sa santé déjà délabrée. Il mourut à Kurnaul le 27 mai, brusquement enlevé par une attaque de choléra. Le commandement en chef se trouvait dévolu, par les règlemens militaires, au plus ancien de ses collègues, sir H.

Deux prêtres étaient attachés à sa petite armée, un catholique et un protestant, lesquels, par parenthèse, vivaient en fort bonne intelligence. La saison était brûlante. Du moins le chapelain nous affirme-t-il, sans la moindre restriction dubitative, que cette eau était empoisonnée.

Les monticules dont nous venons de parler offraient tout un système de fortifications naturelles qui devaient protéger le camp du côté de Delhi. On ne devait cependant pas espérer que cette forte position serait occupée sans coup férir. Effectivement les cipayes avaient placé entre Aleepore et le canal dont nous venons de parler une batterie couverte, que soutenaient plusieurs pièces de campagne.