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Pourtant dans les chaînes, les instituts, une expérience, et une compétence se sont constituées. En fait, tout a été très vite. Il a fallu inventer des outils au fur et à mesure que se constituait cette économie de la communication, et que l'on passait d'une culture du service public à une économie privatisée des publics. Ce numéro a donc pour ambition de contribuer à un retour d'analyse, sur les différentes mesures d'audience. Ouvrir un espace de réflexion pour comparer historiquement et théoriquement, et selon les techniques, les différents résultats, les réussites, les échecs, les problèmes.

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En ce 8 mai si printanier, on se remémorait les millions de morts de la barbarie nazie qui prenait fin 67 ans plus tôt et de la liberté retrouvée. En ce 8 mai si printanier, quelques anciens résistants polonais se voyaient également remerciés.

En ce 8 mai si printanier, quelques anciens déportés venaient à la rencontre des jeunes pour échanger leur histoire. C'est la même année que les responsables du magazine Life décident de mener une enquête d'audience pour mieux évaluer le nombre de ses lecteurs - beaucoup plus important que le nombre d'acheteurs - et le valoriser auprès des annonceurs.

Des idées, des ressources à partager

L'idée qu'un chiffre obtenu par calcul sur un petit échantillon représentatif peut être plus juste, plus conforme à la réalité, qu'un dénombrement concret de grande ampleur réponses à un journal, exemplaires d'un magazine vendus était acquise. En France, les sondages sont introduits dès par Jean Stoetzel, fondateur de l'Ifop, mais il faut attendre l'après-guerre pour le démarrage des sondages d'audience, d'abord pour la radio, puis pour la presse et enfin, l'affichage et la télévision.

À partir de ce socle commun, les instruments de mesure diffèrent d'un média à l'autre. Les principales limites à la fiabilité et à la précision des résultats, remarque Jean-Marie Charon, tiennent à la multiplicité des titres qui alourdit la passation du questionnaire et au recueil d'information qui repose sur les déclarations et la mémoire des personnes interrogées. Pour la radio, média temporel qui impose le rythme de sa réception, l'interrogation introduit l'unité du demi-quart d'heure comme seuil significatif d'écoute pour chaque station pendant les dernières 24 heures.

Comme pour la lecture, la notion d'écoute est très large, incluant toutes les conditions de réception délibérée, attentive, en accompagnement d'une autre activité, en fond sonore, etc. Marie-Dominique Chevreux insiste sur la richesse des indicateurs obtenus, notamment grâce à la complémentarité de deux enquêtes, mais aussi, sur le nouveau défi posé par l'extrême diversification des supports d'écoute.

La réponse envisagée serait d'introduire une mesure passive par un audimètre portable sous forme de montre. Avec l'audimétrie actuellement en vigueur pour la télévision, l'audience du foyer est suivie automatiquement à la seconde près.

Contrairement à la radio qui s'intéresse aux résultats par tranche horaire, pertinents pour évaluer son offre, la télévision a toujours privilégié les résultats par émission, unité significative de la grille de programmes. Pourtant, dans l'univers atomisé du câble et du satellite, Jean Mauduit et Olivier Appé expliquent bien qu'il a fallu renoncer aux résultats ponctuels par émission et revenir à des moyennes semestrielles en vigueur pour la radio ou la presse , afin de garantir la fiabilité statistique.

HERMÈS 37, 39 Régine Chaniac Les techniques et les indicateurs utilisés, la population prise en compte, reflètent aussi l'état de la concurrence et peuvent faire l'objet de remises en cause assez conflictuelles, lorsque l'équilibre qui prévalait entre l'ensemble des acteurs concernés est rompu.

Même les médias les plus anciens ne sont pas à l'abri de telles crises. Ainsi, la radio traverse depuis quelques années une période de fortes turbulences quant à la mesure de son audience.

Tous les titres

La montée en charge des radios musicales et thématiques, au détriment des radios généralistes, est à l'origine d'une véritable guerre, chaque station se battant pour imposer la mesure qui lui est le plus favorable. Alors que depuis l'origine, l'audience radio ne prenait en compte que l'écoute des individus de 15 ans et plus, les radios musicales, NRJ et Skyrock en tête, ont lutté pied à pied pour que soient intégrés les ans, qui constituent pour elles un vivier d'écoute.

Un compromis laborieux a été adopté en avec la prise en compte des ans. L'autre bataille concerne le choix des indicateurs pour le classement des stations. L'audience cumulée, indicateur traditionnel de la radio exprimant le nombre d'auditeurs touchés quelle que soit la durée de leur écoute, est revendiquée par la jeune radio NRJ qui a conquis la première place depuis fin La généraliste RTL, pendant longtemps leader selon n'importe quel indicateur, tente maintenant d'imposer le classement selon la part d'audience où elle continue à tenir tête à ses rivales, retenant ses auditeurs beaucoup plus longtemps.

Dans le cas de la presse, des divergences méthodologiques entre responsables des quotidiens et des magazines ont abouti, en , à l'éclatement en deux enquêtes distinctes du système de mesure d'audience qui perdurait depuis plusieurs décennies.

Danse... avec les animaux

Pour la télévision, par contre, l'équilibre prévaut depuis une quinzaine d'années, suite à la crise survenue à la fin des années La création de deux chaînes commerciales et la privatisation de TFl ont en effet engendré, à partir de , une compétition sans précédent entre les diffuseurs devenus dépendants de la manne publicitaire.

Les publicitaires qui, depuis l'ORTF, s'étaient toujours vus refuser l'accès au système de mesure d'audience mis en place par les diffuseurs, ont pu imposer le bouton-poussoir et le suivi par cibles.

La part d'audience, qui exprime l'état de la concurrence à chaque instant, fait son apparition et, calculée notamment sur les cibles les plus prisées par les annonceurs, devient rapidement l'indicateur hégémonique dans la communication des chaînes, s'imposant même douze ans plus tard dans l'univers émietté des chaînes câble et satellite.

Dans tous les cas, on voit bien que l'audience est une réalité construite, obtenue après toute une série de conventions concernant sa définition, sa mesure, ses dimensions. Lorsque le contexte évolue, ces conventions peuvent être remises en cause par telle ou telle partie. Le consensus n'est jamais parfait, les polémiques couvent, mais chacun a besoin d'une référence unique pour situer les différents supports par rapport à la concurrence et fixer la valeur des transactions sur le marché publicitaire.

Télécharger - Centre d'Action Laïque

Il ne supprime pas pour autant les difficultés méthodologiques propres à tout sondage que mesure-t-on, quels sont les risques de biais liés aux contraintes imposées aux panélistes? Le risque est que la quasi-instantanéité et la précision des résultats obtenus fassent oublier la complexité inhérente à la mesure d'un comportement humain tel que l'exposition à un média.

Programmer en régime concurrentiel deuxième partie Nous avons déjà souligné que la télévision a connu depuis son origine des mutations profondes qui ont affecté son mode de relation avec le public et, du même coup, son offre de programmes. Très schématiquement, on peut distinguer trois modèles qui sont apparus successivement en Europe. La programmation d'un nombre limité de chaînes respecte un équilibre entre les genres relevant d'une ambition culturelle et pédagogique et ceux ressortant du divertissement.

L'équilibre peut varier d'un pays à l'autre, d'une chaîne à l'autre, mais il s'agit toujours d'une offre volontariste qui concrétise les conceptions des responsables et de certains groupes professionnels sur ce que la télévision doit proposer à son public. La préoccupation de mesurer l'audience existe déjà, mais d'autres critères de décision en amont et d'évaluation en aval prédominent, allant des rapports de forces entre catégories professionnelles réalisateurs, journalistes, ingénieurs et techniciens, etc.

Les données d'audience sont un élément parmi d'autres pour justifier une politique de programme, des investissements et pour asseoir la légitimité d'une chaîne et finalement, de la télévision en général.

Le deuxième modèle, aujourd'hui dominant, est celui de la télévision commerciale. Ce n'est pas l'introduction de la publicité qui entraîne mécaniquement son émergence, ni même l'existence d'une chaîne privée.

Ainsi, le réseau ITV, créé en au Royaume-Uni, entièrement financé par la publicité et bénéficiant du monopole auprès des annonceurs, a offert pendant plusieurs décennies aux téléspectateurs britanniques une programmation où dominent les préoccupations de service public, assez proche de celle de la BBC, entièrement financée par la redevance.

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La rupture se produit avec l'arrivée de chaînes commerciales HERMÈS 37, 41 Régine Chaniac supplémentaires, qui crée une situation nouvelle de concurrence sur le marché publicitaire, l'offre globale d'écrans excédant la demande des annonceurs.

En Europe, l'Italie bascule la première avec la constitution du pôle Berlusconi au début des années En France, nous avons déjà situé le pas décisif en L'évolution est plus progressive en Allemagne et en Grande-Bretagne. Dans tous les cas, les offres de programmes se transforment plus fortement que pendant les trois décennies précédentes.

L'anticipation des résultats d'audience, qui régit la tarification et la vente des espaces, devient un élément essentiel dans les décisions de programme. Même les grandes chaînes publiques qui ne dépendent pas de la publicité, telle BBCl, sont contraintes de se situer par rapport à la concurrence pour éviter la marginalisation et justifier leur financement public. Le troisième modèle, celui de la télévision payante, n'est encore qu'à l'état d'ébauche et, souvent désigné sous le terme de complément, coexiste avec le précédent, qualifié dès lors de généraliste.

Ses prémices sont déjà anciennes dans certains pays, permises par le développement du câble et du satellite HBO aux Etats-Unis, à partir de ou, originalité française, par l'attribution en d'un canal hertzien à une chaîne payante en situation de monopole Canal Plus.

À partir du milieu des années , aux Etats-Unis puis en Europe, l'émergence de la diffusion numérique entraîne un saut qualitatif important en multipliant le nombre de chaînes pour un coût de diffusion dérisoire. Le péage, dépense régulière supportée par l'abonné d'un bouquet de chaînes, permet de financer des offres assez spécialisées, qui n'intéressent souvent qu'un public segmenté, minoritaire.

La mesure d'audience n'est plus centrale dans ce nouveau mode d'offre et de consommation qui divise les auditoires au lieu de les réunir. Les interviews et articles proposés dans cette partie s'intéressent plus précisément aux conséquences présentes de la domination du modèle commercial sur la télévision généraliste. Quatre foyers sur cinq ne disposent encore en France que des chaînes hertziennes et, même dans les foyers abonnés à une offre élargie, ces chaînes accaparent la majeure partie du temps d'écoute.

Mes maternelles : Petite et Grande section

Pour cette télévision grand public, quels sont les effets de la concurrence sur les offres de programmes et quel est l'impact des résultats d'audience sur les choix éditoriaux? Deux points de vue différents se dégagent. Le premier, partagé - avec des nuances - par les programmateurs de télévision, publique Jean-Pierre Cottet ou privée Etienne Mougeotte , et par un chercheur Eric Macé , admet l'importance de l'audience comme instrument d'évaluation mais en conteste aussitôt l'aspect opérationnel dans les décisions de programme.

La sophistication et la surabondance des chiffres ne lèvent pas le mystère de ce qui a motivé le choix du public. Pour tous deux, l'intuition, la conviction, l'expérience, permettent seules de construire une grille, de concevoir un programme. C'est particulièrement France 2 qui doit jouer un rôle moteur dans le domaine de la création télévisuelle: fiction, spectacle, etc.

On résume souvent le modèle commercial au triomphe d'une télévision de la demande sur la télévision de l'offre, qui caractérisait le service public en situation de monopole. Selon ce premier point de vue, la situation n'est pas si tranchée. Mais c'est pour insister aussitôt sur la difficulté à saisir cette demande, malgré tous les instruments d'observation dont il dispose.

La télévision est toujours en partie une télévision de l'offre, il faut savoir prendre des décisions, courir des risques, faire des propositions nouvelles. L'audience est une sanction indispensable, mais le programme est toujours premier. La force des grandes chaînes généralistes est de créer l'événement, de susciter l'intérêt, d'ouvrir la curiosité, de sensibiliser de larges auditoires à des questions auxquelles ils ne s'intéressaient pas préalablement.

Bien sûr, Loft Story n'est pas la première émission à avoir été conçue pour faire de l'audience. Dans ce cas, c'est dans un autre sens que la télévision en régime commercial n'est pas une télévision de la demande.

La logique de maximisation de l'audience ne permet plus de prendre en compte des attentes diversifiées, complémentaires. La concurrence frontale entre les chaînes uniformise les offres, chacune recherchant le programme le plus fédérateur, celui qui rassemblera le plus grand auditoire possible. La distinction traditionnelle entre les genres, qui renvoyait aux différentes missions du service public, s'efface au profit de programmes qui mêlent la fiction, le jeu, le divertissement et l'information.