Prostitution clandestine en banlieue : Le phénomène s’invite en milieu scolaire

juillet 11, 2018 Fait Divers0

 

Une nouvelle forme de prostitution est en pleine expansion dans la banlieue, notamment dans les établissements scolaires. En effet, de plus en plus, dans les écoles et lycées où nous nous sommes rendus, une prostitution clandestine s’y développe. Reportage !

 Le concept varie légèrement selon les personnes rencontrées. Dans la banlieue, c’est une tournante. En effet, des hommes assez âgés, de gros bonnets comme des hommes d’affaires, des religieux, des personnes populaires, viennent vers ces filles en leur proposant de coucher avec elles alors qu’elles sont encore au collège. Elles viennent de tous les milieux sociaux.

Elles sont la plupart du temps en groupe et, quand une proposition est faite, l’une d’entre elle est choisie pour coucher avec l’homme en question. Au retour, l’argent qu’elle a gagné est partagé avec les autres. Et la roue tourne. Ces « Kilifa », comme on les appelle, choisissent leurs moments (pendant les de récréations surtout) pour roder autour des écoles et fixer rendez-vous aux filles. Ils se retrouvent ensuite dans des auberges ou des maisons enclavées de la banlieue après les cours. Selon un flic, ces actes se justifient par le faite que ce sont les jeunes filles qui exposent leurs besoins. Elles sont issues de familles modestes, incapables de prendre en charge totalement les frais de leur scolarité, entre autres. Les filles croient qu’elles sont protégées en entretenant des relations sexuelles avec des « Kilifa ». Interrogée sur cette situation, une élève souligne que « certains jeunes sont violents ». D’après Alima S, « c’est la seule façon pour elles de s’en sortir : payer des fournitures, des habits et autres besoins que les parents ne peuvent prendre en charge. C’est ce qui pousse parfois certaines élèves à s’adonner à cette prostitution clandestine ».

Dans la banlieue, le prix de la passe varie, 2.000 ou 3.000 FCFA. Certaines d’entre elles demandent cependant le double ou le triple, tout dépend de la capacité de l’intéressée à supporter plusieurs rapports sexuels. A la tête de ces pseudo-associations, une matrone ou une jeune fille est responsabilisée dans le lot. A la question de savoir est-ce que ces filles mesurent des conséquences néfastes qui peuvent leur arriver suite à ces pratiques en tant qu’élèves, qui doivent faire partie des personnalités qui  vont diriger le pays de demain, l’une de nos interlocutrices, avec des rires, rétorque : « certaines parmi nous utilisent la planification famille et vont régulièrement dans des structures de santé pour contrôler leur état sanitaire ». Pour mesurer l’ampleur du phénomène, Rewmi quotidien s’est rendu dans plusieurs localités de la banlieue. Plusieurs jeunes filles, élèves dans le Moyen secondaire, ont été interrogées par rapport à cette nouvelle forme de prostitution. De par les réponses glanées ça et là, force est de constater que ce fléau a fini de s’installer dans les mœurs de la jeunesse féminine de la banlieue. Et les causes sont multiples : la dislocation de la cellule familiale, la pauvreté, la perte de valeurs, etc. Les filles sont souvent poussées à le  faire car on leur propose de grosses sommes d’argent. Certaines sont menacées si toutefois qu’elles refusent d’obéir aux ordres de leurs bourreaux qui sont des hommes de tenue, des responsables religieux, des lutteurs, ou autres.

Quoi qu’il en soit, ce sont les parents et les gouvernants qui ont démissionné sur plusieurs plans. Il est temps que les choses changent car le développement que le Sénégal espère ne viendra qu’avec de bonnes valeurs..

SMb/Tetiane.info

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